L'art sur grand écran : 5 œuvres incontournables qui ont inspiré le 7ème art

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Du Cri de Munch au Baiser de Klimt, les chefs-d’œuvre quittent parfois les musées pour s’inviter sur nos écrans, glissés dans un décor, un costume ou un plan devenu culte.

Cette scène vous dit quelque chose ? Rien d’étonnant. Le cinéma puise ses plus belles images dans l’histoire de l’art.

Derrière certains plans cultes se cachent des tableaux célèbres. Des musées à l’écran, cinq œuvres majeures révèlent comment les artistes continuent d’inspirer le regard des cinéastes. Pour chacune d'entre elles, découvrez une anecdote inédite dont vous vous rappellerez en (re)regardant les films.

Moteur... Action !

1. Une héroïne brisée en mille morceaux

Le costume de Leeloo dans Le Cinquième Élément, avec ses bandes blanches qui ceignent son torse, rappelle l'un des plus fameux autoportrait de la peintre mexicaine Frida Kahlo, La Colonne brisée .

Frida Kahlo, La Colonne brisée, 1944, huile sur maronites, 39,8 x 30,5 cm, Museo Dolores Olmedo, Mexico / Extrait du Cinquième Élément réalisé par Luc Besson avec Milla Jovovich, 1997 © Gaumont

Mais au fait, à quoi cette toile fait-elle référence ? 

À 18 ans, un terrible accident manque de coûter la vie à Frida Kahlo. Clouée au lit pendant des mois,  elle fait poser un miroir au-dessus d'elle et commence à peindre ce qu’elle peut voir depuis ce repos forcé : son propre corps...

2. Une scène qui ne nous laisse pas de marbre

Dans The Dreamers, le personnage d'Isabelle se prête volontiers au jeu du déguisement, multipliant les références cinématographiques et les mises en scène avec ses deux acolytes. Mais dans cette scène, c'est de l'art dont elle s'est inspiré. À l'aide d'un drap blanc et d'une paire de gants noirs, le réalisateur transforme Eva Green en une Vénus de Milo moderne.

Aphrodite, dite Vénus de Milo, vers 100 avant notre ère, marbre, 202 cm de haut, musée du Louvre, Paris / Extrait de The Dreamers réalisé par Bernardo Bertolucci avec Eva Green, 2003

Mais saviez-vous que l'identité de cette statue antique a longtemps fait débat ? 

Découverte par hasard sur l’île de Milo, la statue, retrouvée sans bras, suscite très vite de nombreuses hypothèses sur la déesse qu’elle incarne et déclenche une vaste enquête archéologique...

3. Un Cri qui tue

Le masque culte de la saga d'horreur Scream n’est pas sorti de nulle part. Avec son visage étiré et sa bouche figée dans l’effroi, ce masque puise son inspiration dans la représentation même de la peur : le célèbre Cri de Munch. Comme si les traits du personnage terrifié étaient devenus, à l’écran, ceux du personnage terrifiant.

Edvard Munch, Le Cri, 1893, 91 cm × 73,5 cm, Galerie Nationale, Oslo / Extrait de Scream réalisé par Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, 2022 © Paramount Pictures

Mais d’où vient donc ce cri silencieux, devenu l’une des images les plus marquantes de l’histoire de l’art ?

Longtemps restée mystérieuse, l'origine de ce hurlement pourrait bien s’expliquer par les effets spectaculaires d’une éruption volcanique survenue à l’autre bout du monde...

4. Un vrai Baiser de cinéma

Et si Shutter Island avait quelque chose d’un tableau de Klimt ? Dans le film de Martin Scorsese, certaines images jouent elles aussi sur la fascination, le mystère et une beauté qui finit par devenir inquiétante. Une des scènes phares du film rappelle clairement le fameux Baiser, une œuvre incontournable du peintre viennois.

Gustav Klimt, Le Baiser, 1907-1908, huile sur toile, 180 × 180 cm, Galerie autrichienne du Belvédère, Vienne / Extrait de Shutter Island réalisé par Martin Scorsese avec Leonardo diCaprio et Michelle Williams, 2010 © Paramount Pictures

Mais saviez-vous que le réalisateur n’est pas le seul artiste à avoir proposé une relecture sombre de cette toile ?

Bien avant lui, le peintre Egon Schiele, ami et protégé de Klimt, en livrait une version extraordinairement subversive avec Le Cardinal et la Nonne, où la passion sublimée tourne au péché...

5. Une nuit en plan fixe

Avec ses nuits urbaines et ses figures solitaires, The End of Violence semble marcher dans les pas de Nighthawks d’Edward Hopper. Même décor silencieux, même ambiance de film noir et même mystère suspendu.

Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84 x 152 cm, Art Institute of Chicago © ADAGP, Paris, 2020 / Extrait de The End of Violence réalisé par Wim Wenders, 1997 © MGM

Ce mystère, on le retrouve jusque dans le titre de l'œuvre de Hopper. Littéralement "faucons de nuit", Nighthawks est une expression intrigante dont l’origine se cacherait dans le profil singulier de l’un des personnages du tableau...

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