Frida Kahlo et l'art de la résilience

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Après un grave accident, Frida Kahlo transforme l’isolement et la douleur en moteur de création. Clouée au lit, elle se représente sans relâche, donnant naissance à des autoportraits puissants.

17 septembre 1925, Mexico. Frida Kahlo, âgée alors de 18 ans, rêve de devenir médecin. Hélas, un drame bouscule ses plans. Le bus qui la ramène de l’école de médecine percute violemment un tramway, avant de s’écraser contre un mur !

Frida est victime de très graves blessures qui la feront souffrir toute sa vie durant. Alitée pendant des mois, elle décide d’exprimer sa douleur... en peignant.

Elle fait accrocher un miroir au-dessus de son lit, afin de pouvoir se peindre en restant allongée.

Frida Kahlo dans sa chambre en 1951

Treize ans après l’accident, ses toiles sont exposées pour la première fois à New-York. Ses autoportraits remportent immédiatement un franc succès.

Interrogée sur le sujet répétitif de ses peintures, elle répond : "Je me peins moi-même parce que j’ai beaucoup de temps seule, et parce que je suis le motif que je connais le mieux".

Frida Kahlo en 1954

L’œuvre la plus explicite sur sa souffrance est la Columna Rota, peinte en 1944. Au milieu d’un paysage désolé, Frida est emprisonnée dans son corset, des clous perforant tout son corps. Son tronc est entièrement déchiré et laisse voir sa colonne vertébrale. L'artiste, qui avait été transpercée par une barre de métal lors de son accident, représente sa colonne vertébrale sous la forme d’une colonne antique grecque brisée en morceaux.

Comme elle le dira plus tard, "Pour créer son propre paradis, il faut puiser dans son enfer personnel".

Frida Kahlo, Columna rota, 1944, huile sur maronites, 39.8 x 30.5 cm, Museo Dolores Olmedo, Mexico

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