Notre-Dame de Paris : le feu a aussi ravivé... des savoir-faire

Après l’incendie de la cathédrale, un besoin urgent : reconstruire… tout en revalorisant les métiers de l’artisanat. Alors au Campus Versailles, on forme les (re)bâtisseurs de demain.

Avril 2019. La France est sous le choc : la cathédrale Notre-Dame de Paris vient de subir un terrible incendie. Si ses murs sont encore debout, sa charpente médiévale en bois a disparu dans les flammes.

Incendie de Notre-Dame de Paris. Photo : Marind CC BY-SA 4.0

Très vite, des voix s’élèvent : il faut reconstruire ! Mais les chefs de chantier font face à un problème... Cela ne concerne pas la matière première : il y a assez de chênes en France pour les prélever sans mettre en péril les écosystèmes locaux. Non, ce dont on manque... c’est de charpentiers !

En effet, cela fait des années que cette profession, comme de nombreux métiers manuels, est dévalorisée, au risque de voir disparaître peu à peu ce savoir-faire. Si l’on veut refaire la charpente de la cathédrale, il faut redonner envie aux jeunes de s’engager dans cette voie.

Réalisation d'une charpente. Photo : Nicholas Olson

C’est justement l’objectif du Campus Versailles qui se crée en 2021, en réaction au drame de Notre-Dame. De jeunes étudiants, souvent sortis du bac avec un intérêt pour le fait-main et le dessin mais sans idée pour la suite, peuvent y découvrir les métiers du bois. Les apprenants s’initient à tout, de la gestion de la forêt à la menuiserie, en passant par l’ébénisterie et bien sûr la charpente.

Il faut dire que ces corps de métiers travailleront ensuite main dans la main. Et bien sûr, la transition écologique est au cœur du programme : le bois est une ressource naturelle à préserver ! Après cette année qui ouvre les horizons, à chacun de faire son choix et de se diriger vers le secteur qui lui plaît.

Atelier d'initiation à l'ébénisterie au Campus Versailles / Étudiante de la formation "De la forêt au salon". Photos : Campus Versailles, DR

En tout cas, aujourd’hui, grâce à la mobilisation d’entreprises et d’apprentis venus de partout, la charpente de Notre-Dame renaît. Et les compétences de ces bâtisseurs sont demandées : de la restauration de monuments historiques à la création d’édifices modernes, sobres en énergie, ils ne manqueront pas de travail dans les années à venir !

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