Valence, fin du 19e siècle. Un grand vent malmène les plages de la ville espagnole. Les promeneurs, refroidis par ces intempéries, ont préféré rentrer chez eux. Pourtant, il y en a un qui ne se laisse pas impressionner par les éléments déchaînés : le peintre Joaquín Sorolla.

Il faut dire que cet artiste valencien en a vu d’autres. Depuis son plus jeune âge, il sillonne la ville et en dessine les moindres recoins. Passionné par la lumière, il décide de rompre avec ses études à l’Académie pour créer son propre style, le luminisme.

Au même moment, il découvre le travail d’autres artistes aussi fous que lui de lumière et de peinture en plein air : les impressionnistes français.
Bien qu’il soit critique envers les impressionnistes, Sorolla leur ressemble indéniablement.

Comme ces avant-gardistes français, l’Espagnol délaisse son atelier pour arpenter le bord de mer, en quête de sujets à peindre.
L’artiste apprécie tout particulièrement les scènes de la vie quotidienne qu’il surprend au cours de ses promenades. Ni les pêcheurs, ni les baigneurs n’échappent à son coup de pinceau libre et lumineux.

Mais ce goût pour le plein air ne va pas sans quelques difficultés. Vaille que vaille, Sorolla bricole pour se protéger de la pluie et du vent : il doit parfois entourer sa toile d’une tente improvisée ou même lester son chevalet avec des poids !

Ses efforts sont récompensés, car Sorolla se fait bientôt connaître dans le monde entier. The Spanish Society of New York lui passe ainsi une commande hors normes : réaliser pas moins de quatorze très grands tableaux, chacun représentant une région espagnole.

Sorolla saute sur l’occasion pour parcourir son pays, son chevalet sous le bras. Mais malgré ses nombreux voyages, il reviendra toujours passer ses vacances à Valence !


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