États-Unis, dans les années 1950. On est en plein dans l’âge d’or des westerns hollywoodiens : on y retrouve souvent l’acteur John Wayne dans le rôle du cowboy qui affronte des tribus amérindiennes. Et un certain Andy Warhol n’en perd pas une miette !

Au-delà de sa fascination pour le genre du western – il collectionne même les bottes "santiags" – ce jeune artiste s’intéresse aux emblèmes de l’histoire et de la culture populaire américaine.
De Marilyn Monroe au symbole du dollar en passant par les boîtes de soupe, Warhol pioche dans les références visuelles communes pour créer des œuvres bien reconnaissables. C’est le début du "pop art", un mouvement qui s’inspire de la société de consommation et qui l’assume !

Des années plus tard, en 1986, peu avant sa mort, Andy Warhol revient à ses premières amours. En utilisant une technique d’impression au pochoir, il se lance dans une série intitulée Cowboys and Indians autour de ces deux figures mythiques du Far West.
Des personnages historiques, comme le chef apache Geronimo et la célèbre tireuse Annie Oakley, ou encore l’icône hollywoodienne John Wayne, y côtoient des objets utilisés lors de rites amérindiens.

En couleurs vives sur fond blanc, sorties de leur contexte, ces œuvres montrent une vision stéréotypée de l’histoire des États-Unis, telle qu’elle est racontée par les médias et exploitée dans la publicité et la culture populaire.
Avec cette série, le "Pape du pop art" rend hommage à ses héros. Mais il nous invite aussi à nous interroger sur les mythes – parfois créés de toutes pièces – qui composent notre histoire…
L'Amérique avait été découverte avant Colomb, mais le secret en avait été bien gardé. Oscar Wilde

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