1982, aux États-Unis. Le duo de chanteuses Martha Wash et Izora Armstead change le nom de leur groupe. Elles deviennent les Weather Girls, littéralement "les présentatrices météo".
Cherchent-elles à annoncer un revirement de carrière ?

Pas du tout, c'est pour la sortie de leur dernier titre qu'elles adoptent ce pseudonyme. L'entraînant It's Raining Men ("Il pleut des hommes") débarque sur les ondes. Le titre inonde rapidement les playlists des DJs en vogue et devient du jour au lendemain un véritable hymne pour la communauté gay. Ce n'était pourtant pas gagné !

Rembobinons en 1979 : Paul Jabara veut proposer une nouvelle chanson à la reine du disco Donna Summer. Il écrit It's Raining Men à quatre mains avec Paul Shaffer, en une seule après-midi !
Mais quand Summer découvre les paroles, elle est catégorique : cette ode à la consommation des corps masculins tient du blasphème. La chanteuse refuse tout net.

Les deux hommes, qui croient dur comme fer à leur chanson, continuent de chercher leur interprète. Diana Ross, Cher, Barbara Streisand… toutes refusent de prêter leur voix à ces paroles jugées folles ou ridicules.
Quand la proposition arrive chez Wash, c'est tout aussi mal parti : "Il pleut des hommes ? Vraiment ? C'est une blague ?" Mais face à l’acharnement des deux auteurs, les futures Weather Girls finissent par céder.

Et elles ne le regrettent pas : It’s Raining Men devient leur titre phare, et un morceau emblématique du style High Energy. Ce courant musical est dérivé du disco, mais avec des sons électroniques et des rythmes beaucoup plus rapides.

Ce nouveau style, grâce au tube des Weather Girls, ne tarde pas à enflammer les clubs du monde entier. Le succès après la tempête, enfin !
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