Août 1944, Paris. Tout est perdu pour les nazis ! Ils le savent, les troupes alliées ne vont pas tarder : il faut donc battre en retraite, direction l’Allemagne. Mais ils ne partent pas les mains vides…

En effet, depuis le début de l’Occupation, les collections d'art appartenant à des juifs sont pillées, et leurs propriétaires légitimes sont déportés. Des dizaines de milliers d’œuvres sont déjà parties pour l’Allemagne.
Et, à quelques jours de la Libération, les nazis lancent encore un dernier train : 148 caisses remplies de meubles et de tableaux doivent quitter la France.

Pour Rose Valland, une employée des musées français, c’est hors de question ! Cela fait des années qu’elle espionne les services nazis en charge du pillage. Elle informe immédiatement la Résistance : il faut à tout prix bloquer le train n°40044 jusqu’à l’arrivée des libérateurs. Plus facile à dire qu’à faire…
Pendant des jours, les cheminots gagnent du temps en provoquant des incidents techniques. Le train est même immobilisé non loin de Paris, à Aulnay-sous-Bois. Mais les Allemands ne supportent plus d'attendre : le transfert devient inévitable.

Heureusement, les troupes alliées finissent par arriver. Ni une ni deux, un détachement fonce vers Aulnay-sous-Bois pour arrêter les Allemands. Ouf, les œuvres ont eu chaud !
Parmi ces libérateurs se trouve un certain Alexandre Rosenberg. Celui-ci l’ignore, mais le train abrite des œuvres qu’il connaît bien... Ce sont des tableaux de la collection de son propre père, Paul Rosenberg, un célèbre marchand d’art. Sans le savoir, il vient de les sauver.


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