1532, le château de Fontainebleau doit devenir "une nouvelle Rome" ! Pour cela, François Ier n’hésite pas à faire venir de nombreux artistes italiens.
Le peintre Rosso, par exemple, a pour mission de réaliser le plus grand chantier du château : la Galerie François Ier. Elle est conçue comme un lieu de faste et d’apparat.
Pourtant rares sont les invités à y avoir mis les pieds…
Abondamment décorée, cette galerie reste l’une des pièces les plus exceptionnelles du château. Mais difficile de pénétrer dans ce lieu si l’on n’est pas un invité de François Ier.
Premier obstacle : pour y accéder, tout visiteur doit d’abord passer par la chambre du roi, aménagée à l’extrémité de la galerie.
Pire : François 1er conserverait en permanence la clé de la galerie autour du cou ! Personne ne peut y entrer sans le roi.

Les scènes mythologiques ou allégoriques représentées sont incompréhensibles pour la plupart de ses contemporains. Que signifie cet éléphant ou cette jeune femme assise sur un âne ?
"C’est de l’hébreu !" lui écrit sa sœur, Marie d’Angoulême, incapable de comprendre les œuvres sans les explications de François 1er.
Une bonne manière de s’assurer qu’aucune visite ne se fait sans lui.
Le roi, qui y passait son temps, y voyait peut être son "jardin secret". Selon l’historien de l’art Henri Zerner, les scènes peintes l’invitaient à méditer sur la vie. Elles lui enseignaient que seul un souverain sage et prudent est capable de gouverner avec justice.
Plutôt impressionnant, comme lieu de réflexion !


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